pré-bonsaï serissa foetida mort

L’erreur qui m’a coûté un pré-bonsaï Serissa Foetida

Historique de la culture

Il y a quelques années, j’ai commencé à cultiver un Serissa foetida, partant d’une simple bouture mais une erreur m’a couté ce pré-bonsaï. Après trois ans de travail en utilisant la technique du clip and grow, l’arbre avait bien évolué. J’avais déjà travaillé le nébari (les racines visibles à la base de l’arbre) et l’avais placé dans une passoire.

Pour ceux qui connaissent cet arbre, vous savez qu’il a tendance à produire un enchevêtrement de racines. Si elles ne sont pas correctement maîtrisées, cela peut entraîner un nébari peu esthétique, ce que je voulais absolument éviter.

J’avais donc choisi de cultiver l’arbre en double pot, avec la passoire placée dans un pot classique. Cette méthode a ses avantages, mais aussi des inconvénients, sur lesquels je reviendrai dans un autre article.

racines pré-bonsaï serissa foetida
Racines entremmêlée

Le rempotage fatal

Après trois années de croissance, mon Serissa, en style Moyogi (tronc sinueux), avec ses branches primaires et secondaires bien formées, était prêt pour un rempotage.

Lors de cette étape, je découvre un véritable enchevêtrement de racines. Je décide de prendre le temps nécessaire pour choisir quelles racines garder, ce qui prolonge considérablement le processus. En plus de tailler les racines, je fais l’erreur de réduire la masse foliaire, craignant que l’arbre ne puisse pas s’alimenter correctement.

Sur les photos que j’ai prises, vous pouvez voir le résultat de cette taille.

J’ai donc enlevé prêt de 80% des racines, en prenant le risque de ne pas laisser suffisamment de radicelles. Les radicelles, c’est par là que l’arbre sera capable de s’alimenter.

nebari pré-bonsaï serissa foetida
Trop peu de radicelles ont été gardée

L’agonie de l’arbre

Malgré toutes mes précautions, je constate après quelques jours que l’arbre commence à dépérir. Dans l’espoir de le sauver, je décide de l’entourer d’un film transparent pour recréer un effet de serre, afin de limiter l’évaporation.

Malheureusement, deux mois plus tard, il ne reste qu’une seule petite branche verte. Et même, elle semble vouée à mourir. L’arbre est perdu.

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L’arbre asséché…

Quelles leçons tirer de cette erreur qui m’a coûté un pré-bonsaï Serissa Foetida ?

Après en avoir discuté avec d’autres membres de mon club de bonsaï, beaucoup considèrent le Serissa comme un arbre délicat à rempoter. Certains recommandent même de ne pas toucher aux racines.

Toutefois, voici ce que j’ai appris et ce que je tenterai à l’avenir :

  1. Travailler le nébari est nécessaire, car sans cela, l’arbre restera esthétiquement déséquilibré. Cependant, il faut y aller progressivement, peut-être en laissant plus de radicelles (petites racines fines) pour éviter de trop stresser l’arbre.
  2. Ne pas réduire excessivement la masse foliaire. En taillant trop de feuilles, j’ai probablement trop limité la capacité de l’arbre à pousser de nouvelles racines.
  3. Rempoter avant la floraison. Le Serissa fleurit abondamment, et un rempotage à cette période le rend encore plus vulnérable.
  4. Engraisser mieux l’arbre avant un rempotage. Celui-ci lui donnera plus de “force” Un engraissage à base d’algues marines permettra de lutter contre le stress. Les oligoéléments sont aussi une piste.
  5. Multiplier les sujets. Dans la culture du bonsaï, des pertes sont inévitables, surtout avec des espèces aussi sensibles. En multipliant les arbres, on augmente ses chances de succès. Surtout que le serissa se bouture facilement.

Conclusion

Il n’y a pas de mal à apprendre de ses erreurs, je recommencerai tant pis pour le temps perdu. C’est aussi ça le parcours de l’apprentissage du bonsaï. Ne faite pas comme moi, servez-vous de mes apprentissages pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.

Je vous invite à consulter les autres articles pour vous aiguiller.

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